Multi-phobie

 

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20/02/2018

rizette :
Bonjour,
Comment aider mon ado malade psychique , qui se repli sur lui même, ne va plus à l'école . Est persuadé d'avoir une conscience vivante , donc qui ne veut pas changer d'avis par exemple, qui lui dicte la conduite à avoir.Non c'est non, il ne se lave pas, ne se change pas, dort tout habillé Il se traite lui même de schyzo,"gore". N'a pas d'empathie, s'auto puni quelques fois, a passé 5 mois en psychiatrie sans que son état s'améliore , bien au contraire .Ne veut pas prendre de neuroleptique, d'anxiolytiques ( très angoissé en société : asociale, hait la race humaine) Se dit dépressif post traumatique, veut en finir avec la vie quand son chien , son meilleur anxiolytique mourra . Fait de la boulimie, ne s'aime pas , déclare aussi être d'un autre genre . Personne pour le raisonner, l'épauler, une éduc. spécialisée qui vient une fois par mois qui me dit d'arrêter de chercher des solutions à ses problèmes et de défusionner avec lui . mais moi, je veux bien mais qui prendra le relais.
J'ai fait quelques démarches vis à vis de son genre, changement de prénom, rdv chez un chirurgien et gynéco pour les hormones mais cela ne suffira pas , son mal psychique est plus handicapant, déconcertant.

Enfant puis ado maintenant intelligent, qui ne fait confiance à personne , avec plusieurs phobies sociale et autour du corps médical ( phobie des piqûres, des soins médicos) justifié car petit a vécu des mauvaises expériences traumatisante autour des soins clinique et médicos . je pense aussi qu'il vit toujours dans la peur de l'autre (harcelé à l'école au collège pendant presque deux ans) , est certainement traumatisé mais refuse catégoriquement d'aller mieux, d'aller consulter pour une TCC . Tout allait à peu près bien jusqu'à ses 10 ans . petite fille très vivante, spéciale aussi, têtue, bornée même mais originale, et les gosses de son entourage l'adorait pour celà . Je vis seule avec lui mais à part quelques ballades avec son chien , son portable mobile ou DS plus rien ne l'attire, n'y personne . Son père et moi sommes les seules personnes qu'il côtoie sinon il se cache, évite les autres personnes . Que faire pour lui éviter le pire , l'HP, pour qu'il trouve enfin un déclic …?

 

Bonjour,
je ne suis pas docteur et ne peut dire ce qui est « bon pour lui ».

Cherchons la logique, car il y en a toujours une : la phobie du corps médical ? Si ce corps lui a « fait du mal » pour le soigner, il est normal qu'il fuit. Mais quelqu'un lui a-t-il appris ce qu'était la « douleur » ? Comment elle se forme chimiquement, électriquement, à quoi elle sert pour l'humain ? Ceci afin de prendre conscience de cette mécanique et ne plus en être esclave. ?

La phobie de l'école : si l'école a été source de souffrance, il est logique et sain qu'il n'ait plus envie d'être sous cette souffrance. Et si personne ne l'a défendu sur place, il est normal qu'il n'ait pas confiance dans les autres humains.

Mais a-t-il fait connaissance avec d'autres écoles ? (type Montessori)

A-t-il eu la possibilité de rencontrer d'autres « victimes » (afin d'éviter ce sentiment d'être seul au monde, et d'ensuite culpabiliser (auto-mutilation) et de se sentir en partie responsable de ce qui lui est arrivé (alors qu'il n'était pas du tout responsable de ces dysharmonies) ?

En gros, le problème de replis sur soi-même se résout dans le fait que l'information « extérieur » ne soit plus étiquetée « danger ». Il est donc peut être temps d'élargir ses horizons, par des musées, par des documentaires. Comprendre également que « une même chose peut être un danger et un élément de survie assurée ». Exemple : la nourriture. C'est bon au palais, ça donne des forces, mais en trop grosse quantité ou de mauvais qualité, cela est nocif. En toute chose est le « bien et le mal ».

Il faut rechercher son équilibre. Avez-vous passé (et lu avant), « la gestion des paradoxes » ?

J'espère que ces pistes seront utiles. Si vous avez envie de faire un retour, n'hésitez pas.