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15/06/2006

Ridicule : est-ce que vous pensez que les perversions sont des problèmes psychologiques ?
On traite de pervers tout et n'importe quoi, mais il n'empêche : prendre un élément pour ce qu'il n'est pas, est une perversion.
Mais pour juger si on prend un élément pour ce qu'il n'est pas, encore faut-il se mettre d'accord sur la " réalité " de cet élément.

Quand un sadique torture pour son plaisir, ce serait plutôt un problème philosophique : il choisit des valeurs où n'est pas prise en compte la survie de sa victime.
S'il maîtrise cette torture et que le torturé est d'accord, c'est une philosophie de vie car il y a choix (mais ce sera appelé "sado-masochisme" et non sadisme). Quand un sadique torture sans l'accord de l'autre, y'a-t-il choix réfléchi ou est-ce un simple réflexe de survie ?
(attention de ne pas confondre " parcours de vie " et " philosophie de vie " car dans le premier on ne maîtrise pas tous les évènements qui nous tombent dessus et qui ne nous laissent pas le choix.)
Sauf pur dérèglement chimique, un sadique utilise la souffrance de l'autre pour recréer de l'harmonie, ou pour comprendre.

1er Exemple : si lui souffre alors qu'il n'y a pas de " raison ", alors les autres doivent souffrir. Surtout si ils sont plus faibles ou plus nantis. Dans sa tête, si les autres souffrent autant que lui, alors il y a ainsi une justice. La violence répond à sa survie, il se sent mieux après avoir fait du mal. (il pourrait peut-être se sentir encore mieux en comprenant d'où vient son sentiment d'injustice et voir si ce sentiment est vrai, ou comment le gérer mieux qu'on reportant son problème sur d'autres, mais se remettre en question est-il possible ?)

2ème exemple : certains sadiques recréent la violence qu'ils ont subit parce qu'ils veulent comprendre. Ils n'ont rien compris aux évènements lorsqu'ils les subissaient, alors ils organisent ces mêmes évènements pour les maîtriser (pour les comprendre). Evidemment, vu que les paramètres ne sont pas les mêmes ("eux dans le présent" est un paramètre différent du "tortionnaire dans le passé"), le sadique ne comprend pas mieux ce qui s'était passé dans son passé. Cette répétition n'est pas une voie de guérison mais souvent une spirale de plus en plus violente.

Parfois on dit qu'un comportement sadique peut exister parce qu'on s' ennuie. Mais c'est faux.
Un humain qui s'ennuie est tenté de repousser SES limites (intellectuelles ou physiques) parce qu'il se sent enfermé. Là on parle bien de SES limites.
Or un sadique repousse surtout les limites de l'autres ou de la société en ne le respectant pas. Par conséquent, un sadique ne s'ennuie pas. Il a mal.

Disons que je vous dise que je suis insensible à la souffrance des autres et que finalement je suis assez d'accord avec vous que seul compte la survie, surtout la mienne, et qu'à l'occasion je fais du mal pour servir mon intérêt. Mais il se trouve qu'on me dit que c'est pas normal, que j'ai un problème. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous un moyen pour que je devienne sensible à la souffrance des autres ?
Le moyen d'être sensible à la souffrance des autres, est de comprendre votre propre souffrance. Le manque d'empathie est causé par l'occultation d'une partie de soi-même, car l'empathie, c'est lorsque l'autre est soi.

On pourrait croire alors que " punir l'autre, c'est parce qu'on ne veut pas se punir soi " mais c'est faux, parce que l'injustice pour le sadique, est d'origine extérieure et non intérieure. Le sadique n'éprouve aucune culpabilité.

Existez-vous par vous même ? Ressentez-vous votre propre souffrance ?
Si vous exprimez votre souffrance avec des mots, avez-vous après toujours envie de faire du mal aux autres ? (il est vrai qu'on peut faire mal aux autres avec des mots, mais dans mes exemples je parlais de violence physique).

17/06/2006

Prenons un exemple : disons que le chef va partir à la retraite et qu'il va falloir désigner un nouveau chef. Il y a des collègues en concurrence, et qu'est-ce qu'on doit faire pour être choisi ?
Problème de philosophie de l'entreprise : Le plus apte au poste, en conjuguant ancienneté, capacités à manager, à comprendre les autres, à les faire atteindre leurs objectifs, etc…

On pourrait se soucier de bons sentiments mais bon, dans la vie, tous les coups sont permis, et rationnellement, il y a juste à faire attention de ne pas se faire prendre. Ce n'est pas une question de problème psychologique, au contraire, ce sont plutôt ceux qui s'embarassent de "bons sentiments" qui ont des problèmes psychologiques.
Vous devez confondre plusieurs approches : souffrances et problème psychologique. Le problème psychologique, c'est ne pas prendre les éléments présents dans leur réalité. La souffrance, c'est lorsque les éléments ne sont pas en harmonie entre ce qu'on aimerait qu'ils soient, et la réalité. Les deux peuvent se confondrent, mais une personne peut souffrir tout en connaissant correctement la réalité des choses. Un monde cruel peut faire souffrir, parce qu'on aimerait qu'il soit plus "cool", mais la réalité n'est pas "cool".

On peut dire "ah, celui-là, c'est un pervers, toujours à manipuler les gens" et patati et patata. Je dis "pervers" parce qu'il y a un truc à la mode, le "pervers narcissique", où les gens essaient de coller une maladie mentale à des gens qui font juste ce qu'il faut pour avoir ce qu'ils veulent.

1 - je n'ai rien à faire de la mode.
2 - la perversité c'est prendre quelque chose pour ce qu'elle n'est pas. Vous, votre définition inclue la morale (religieuse, Freudienne, etc.) Le survisme ne s'occupe pas de morale (du choix " bien/mal ") même si il prend en compte cet élément dans les cheminements de la pensée.

Vous faites pareil en disant qu'un sadique a mal, qu'il voudrait la justice ou qu'il n'a pas compris ceci ou cela, mais qu'est-ce qui vous permet d'affirmer ça ?
Un mécanisme toujours vérifié : un humain recherche toujours une forme d'harmonie, d'équilibre. (voir conflit expliqué dans paragraphe ci-dessous ainsi qu'au sujet de l'égoïsme et ses conséquences)

Au fond, c'est de la morale tout ça, c'est refuser qu'il n'y a pas de raison d'être "gentil" et qu'on a juste été dressé ou pas pour être gentil.
Non. Déclarer que quelqu'un a " mal " ce n'est pas dire que cette personne est " mal ". Vous prenez des raccourcis qui ne vous aideront pas à comprendre qu'on vous a peut-être formaté (volontairement ou non) pour tuer plutôt qu'à donner tout votre salaire dans des œuvres humanitaires. Et alors ? Le survisme décrit la situation, mais il n'y a aucune morale. C'est vous tout seul qui en concluez " c'est bien, c'est pas bien ". Etre cruel peut assurer votre survie, Etre gentil aussi. C'est à vous de choisir, mais ce choix est de la philosophie. Le tout est " de vous sentir bien " (si c'est votre recherche). Mais il y a peut-être un conflit entre l'idée d'assurer votre survie (ce que vous faites) et vous sentir mal à cause du regard des autres. Finalement, votre survie est où ? Dans le regard des autres ou uniquement dans le votre ? Quelle est la valeur dominante ?

Si, comme vous dites, "l'altruisme total n'existe pas", l'égoïsme total existe, et c'est logique puisque "un individu peut survivre sans société" comme vous dites.
Et donc ? Je n'ai pas compris où était votre problème dans le fait que l'égoïsme total existe… Votre seul réel problème est de savoir si lorsque vous aurez besoin d'une aide extérieure, les autres auront-ils envie d'aider une personne qui ne ferait pas la même chose pour elles. Mais ne repartez pas sur l'idée qu'il y a là un " jugement de valeur ". Peut-être que vous n'avez pas pris en compte ce paramètre, peut-être l'avez-vous pris en compte et que vous pensez que " de toutes manières ça ne changerait rien si je pensais autrement ".

PS/ tout ceci est un choix, donc de la philosophie. Si vous avez un problème avec le regard des autres, utilisez un psychologue ou un " coach de vie ", mais personnellement, ce n'est pas mon métier. Je ne suis là que pour décrire les éléments en présence dans des comportements.

20/06/2006

Ridicule : Comme vous dites : etre cruel peut assurer votre survie, être gentil aussi, c'est à vous de choisir mais ce choix est de la philosophie. On peut être cruel et aller très bien, il n'y a pas de problème psychologique, il y a une harmonie par la cruauté.
La réalité physique permet de savoir si l'équilibre est réel, surtout pour votre conclusion :
On peut être cruel et aller très bien
Il ne m'appartient pas de juger si vous " aller très bien " car je ne vous connais pas. La seule chose que je peux dire, c'est que (sans du tout être une obligation), un bon nombre de personnes utilisant une philosophie de vie liée à la cruauté, souffre physiquement de problèmes nerveux ou gastriques, car " l'harmonie " par la cruauté oblige à une lutte permanente et que cela met à rude épreuve l'organisme. Pourquoi ? Parce que cette harmonie n'est pas un partenariat, n'est pas une compréhension mutuelle <= définition d'harmonie. Il y a les "impressions d'harmonie" et il y a "l'harmonie réelle", mais je ne peux que montrer ces deux possibilités, le reste, c'est vous qui voyez.

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