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08/06/2006

Eniuqoc : Compte tenu des réponses précédentes: Le survisme n'existerait que pour chaque individu X dans une société, mais alors le survisme ne pourrait pas être le survisme d'un groupe puisque dès lors nous entrons, d'après vous, dans le coté philosophique.

Aie… J'ai dû mal m'exprimer : le survisme n'est pas de la philosophie mais la philosophie (de vie que l'on choisi) est bien un facteur de survie. Les notions de "société", et de "survie de société" sont des facteurs qui peuvent être présents, mais pas obligatoirement, suivant que l'on soit individualiste ou non.
Voir le schéma ici.
Rappel : le survisme est l'organisation de la pensée, or une société ne pense pas par elle-même. La société est une somme de pensées, c'est différent.
Mais ai-je compris votre question ?

Si je reprend le survisme au niveau animal en est il de même ?

Je serais tenté de dire oui, mais le problème est "la preuve". Il est déjà difficile (mais pas impossible) de prouver un type d'organisation dans la pensée humaine, cette dernière utilisant pour s'exprimer un vecteur pouvant être déformé par rapport à la pensée de base (paroles ou actes différents de la pensée)...
La pensée d'un animal est encore plus difficile à établir faute de précision dans la parole !

Je ne pense pas, du moins cela est prouvé pour l'abeille qui préserve à tout prix sa reine, au prix justement de sa vie, soit de sa non survie.

L'abeille a-t-elle conscience (ou une forme de conscience chimique ou génétique ?) du groupe, comme pour l'humain capable d'aller se sacrifier à la guerre pour que sa famille vive libre ? Je suis poussé à le penser car ce comportement est dans les faits, clair. Mais comment est traité l'information chez une abeille ?
Chez les fourmis, les transmetteurs et capteurs chimiques (pour indiquer un danger ou une source de nourriture) sont clairement établis. Et chez d'autres animaux, cela existe. Un animal peut sentir la peur chez un humain…

Donc ce survime tel que vous le décrivez, est il aussi reptilien ou alors ne manquerait il pas une étape dont je n'ai pas eu connaissance.

Le survisme est avant tout une constatation suivant les faits, les agissements et pensées humaines. (Quand on parle de "reptilien", on est d'accord que vous parlez de la partie du "cerveau reptilien humain" ?) Je ne suis hélas pas neurologue pour pouvoir répondre (et même un neurologue, je ne suis pas sûr que les connaissances actuelles puissent déterminer avec précision quel est le cheminement physique de l'information. On sait avec les scanners que certaines fonctions (la morale, la parole, etc..) activent des régions identifiées de nos cerveaux. Mais ces régions restent floues dans leurs limites, (même si elles sont apparemment les mêmes pour chacun de nous) et certaines activités font interagir plusieurs zones… Que l'outil d'analyse soit "Reptilien" ou autre, l'important est que l'information soit traitée, identifiée, amenant une réaction correcte.

Mon point de vue, mais ce n'est rien d'autre que mon point de vue :

Une information est traitée dans un premier temps par analogie (utilisation de la mémoire), puis cette analogie permet un étiquetage "assure ma survie" ou, "menace ma survie" (avec une progression entre les deux : "indéterminée suspecte" (potentiellement dangereuse) ou "anodine" (probablement sans intérêt, sans danger aucun). C'est un traitement " primitif " de l'information, commun à tous les êtres vivants. Après, savoir pourquoi l'information va se loger dans telle ou telle partie du cerveau… Une question de rapidité d'accès à l'information ? Une question de protection des données sensibles ? Un rapport avec la maturité du cerveau (un enfant a un cerveau qui évolue physiquement avec l'âge) faut-il y voir un parallèle avec une sociabilité normalement accrue avec l'âge ? Parce que le traitement chimique de l'information, fait que cette chimie est plus sensible ou attirée par telle ou telle partie du cerveau ? (capteurs chimiques différents ?)

On peut également parler de "pourquoi une information peut-être consciente ou inconsciente" ? Quelle différence physique entre les deux ? Est-ce que "inconscient" veut dire qu'on ne réfléchit pas (rapidité d'accès à l'information parce qu'aucun traitement lié à un rapport de causes et d'effets) ?

Beaucoup de questions qui je l'espère vous donneront des pistes de réflexion.
Le survisme se base sur la biochimie du cerveau, les deux sont liés, mais la biochimie est "la machine", le survisme est "le programme".

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