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31/05/2006 (et réponse du 03/06 ensuite)

jmasclef : Ce matin, mon mentale m'a proposé d'aller m'acheter des croissants car mon mentale en a marre des céréales. Quelle est la survie impliquée dans ce choix ?

La survie (si on prend comme définition "la mort est partout", comme dans une jungle) paraît complètement hors de propos. Mais la survie est une existence qui continue après l'instant T. (Et une existence peut se limiter à une idée).
L'humain ne se contente pas de manger du foin tous les jours. Son cerveau utilise tout un tas de paramètres sociaux, de paramètres personnels (goûts, habitudes alimentaires, etc). Autre paramètres importants : nos synapses. Le plaisir s'use. On connaît le besoin de " plus de drogue " pour un effet équivalent, mais que ce soit de la drogue ou pas, le plaisir s'use. Soit chimiquement, soit parce que lorsqu'on maîtrise trop une chaîne d'événement il y a lassitude.

Avoir le moral est un facteur de survie. Il est reconnu que la déprime amoindrit la défense immunitaire. Mais cette dernière donnée est accessoire, ce qui compte, c'est que se sentir mieux assure mieux notre survie que nous sentir mal (oui, je sais, c'est évident).

Alors pour revenir à "croissant" ou "céréales", votre habitude de manger des céréales vous assommait et le fait de manger des croissants vous permet d'être de nouveau motivé pour manger ce matin là. Vous aviez le choix entre : "marre de manger des céréales" (c'est déprimant) et "chouette ! des croissants !" (réjouissant)

Le fait de manger quelque chose de "bon pour la santé" ou de "meilleure pour la santé" est aussi un facteur de choix, de survie. Mais là, vous l'avez dit vous-même, votre problème était "marre des céréales". Vous avez donc choisi entre deux éléments, celui qui était facteur de réjouissance, de survie.

03/06/2006

jmasclef : Le fait de manger des céréales à nouveau me pose devant un abération: sur deux jours consécutifs ma survie m'aurait dicté deux comportements contradictoires ?
C'est dingue hein ? :o) Preuve que la survie n'est pas un système binaire ou primitif, mais un système utilisant tous les paramètres amenant à la survie.

Cette théorie permettrait elle tout et son contraire ?
Oui.
Vous êtes semble-t-il en train de confondre philosophie et psychologie. La psychologie vu par le survisme permet de comprendre les paramètres qui sont entrés en jeu dans une décision donnée, pas de vous dire d'aller à droite au gauche (sauf si tous les paramètres de la vie d'un humain pouvaient être déterminés avant ce choix, mais l'éthique ne le permet pas).

La survie est co-déterminée à la fois par l'environnement et par le mental.
Oui.

La survie n'est pas une détermination du mental puisque le mental ne maîtrise pas l'environnement.
Ne maîtrise pas tous les environnements, mais le mental maîtrise notre environnement (déplacement, modification de la matière, etc…)

La survie ne peut donc être un objectif mais juste une nécessité: ainsi chaque acte nécessite la survie mais au sein même de cette condition plusieurs choix restent possibles.
L'objectif d'une nécessité est du domaine de la philosophie.

La survie ne détermine donc pas l'acte; elle le limite.
Elle le limite lorsque le support à l'analyse (l'humain), meurt. Mais pour le reste, la survie n'a aucune limite, de la plus pragmatique à la plus imaginaire.

Comme chaque acte est limité par la survie, vous pourrez toujours voir en chaque situation de la survie.
La vie étant liée à la mort et inversement, il n'y a pas besoin de "déformer la réalité" comme vous le sous entendez. Juste voir et comprendre.

ça ne veut pas dire pour autant que la survie détermine les actes, preuve en est pour mes déjeuners contradictoires: l'un comme l'autre m'auraient garder la vie sauve.
Je vous ai pourtant bien dit que la survie humaine passait par des éléments subtils, dont l'un est d'avoir un mental (un moral) fort.

Le survisme sert à déterminer les valeurs qui ont permis nos décisions, avec une très grande précision mais en faisant des efforts. Cette approche permet de se comprendre. Si vous n'y voyez aucun avantage, c'est votre point de vue. D'autres y voient un point de vue compréhensible et utile.

 

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