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28/04/2006 (et réponse au 30/04/2006)

Nomade : Bonjour, j'ai votre bouquin demain mais j'ai parcouru le forum et vos explications et : que faites vous du "survisme" dans le cas de mort subite et mort subite inexpliquée (adulte ou enfant) j'évite volontairement un écrit qui serait trop long. Cordialement.

Bonjour,
Il faut différencier deux choses :

le purement biologique/chimique/électrique, et la pensée humaine (seule la pensée étant organisée par le survisme). Cette différenciation n'est pas toujours évidente, car
- la biochimie/électricité du cerveau, gère physiquement la pensée
- la pensée peut influencer notre biochimie (exemple très simple : le système nerveux avec son implication sur le système digestif : lorsque " la pensée " a un souci, l'appétit est changé).

Quelle est la cause de la mort subite ?
Existe-t-il une seule cause à une telle mort ? Je ne pense pas, même si notre cerveau fainéant préfèrerait une chose simple comme réponse. Parfois la peur extrême entraîne un arrêt cardiaque, (peur imaginée ou peur réelle), mais je crois que c'est un problème purement chimique dans le cerveau (celui-ci (et non la pensée) ne donne plus les bons ordres).
C'est la " machine " physique qui a une panne de composant, rendant la pensée (le programme) inopérant. Comme il est écrit dans le livre, le plus dur à accepter, c'est constater notre impuissance face à certains éléments : l'humain peut voyager dans l'espace, il peut tout imaginer, déplacer des montagnes (physiques), creuser, construire, soigner, mais parfois, la personne à côté de nous, elle part et on ne peut rien faire. Notre ego sert notre survie, mais comme toutes choses, il peut servir également notre perte. Alors quel est l'équilibre entre " pourvoir tout faire " et " ne rien pouvoir faire " ? Faut-il " toujours laisser faire sans intervenir " ou " se torturer jusqu'à l'extrême pour trouver une solution impossible " ? Le mieux pour notre mental, pour notre survie, c'est de faire le plus possible du mieux que l'on peut, mais accepter que parfois, rester humble, c'est très utile. Et lorsqu'on a le sentiment de ne pas avoir fait de son mieux, et bien il faut se remettre en question, chercher les infos pour qu'à l'avenir (et seulement à l'avenir car inutile de se frustrer avec le passé), dans la même situation, on ait les réponses aux problèmes posés. Bref, rester humble mais faire de son mieux. Le survisme permet de comprendre l'organisation de nos pensées, mais n'intervient pas lorsque la pensée n'est pas présente. Logique. Dans le cas de mort subite, la pensée n'est probablement pas présente. Par contre,

le survisme peut vous aider à comprendre pourquoi vous sous sentez mal, et permettre de trouver les solutions (en recréant la réelle chaîne de causes et d'effets/dans ce cas, un problème de cause (suis-je responsable ?) à un effet (la mort subite) pour ne plus souffrir inutilement, sans pour autant oublier (le cerveau est fait pour comprendre, pas pour oublier).

J'espère vous avoir permis, de recréer une cause à l'effet, et de voir que parfois on n'a pas sa place dans la suite de causes et d'effets, qu'il est donc inutile de se sentir responsable.

30/04/2006

Nomade (suite du message suivant): je viens de prendre acte de votre réponse et je vais y répondre le survisme tout comme la psychologie et psychanalyse vous oubliez un élément tellemnt simple, tellement important et tellement complexe que cela en est presque.....

Pourquoi ne pas en parler de ce que j'oublie ?

Je ne suis pas d'accord mais bon voyons un autre domaine : l'énurésie nocturne. essayez de me répondre qu'avec la masse grise car le reste c'est pour les marchands de perlinpinpin. Mon objectif est simple vous montrer la limite du "survisme" merci d'éviter la bio"...." nous parlons de masse grise Nomade.

Alors, par définition, l'énurésie nocturne est "une incontinence d'urine, le plus souvent nocturne" et une incontinence (toujours suivant le dictionnaire) est une "absence du contrôle des sphincters vésical ou anal". Pour compléter la chaîne d'éléments présents, le sphincter est un "ensemble de fibres musculaires lisses ou striées contrôlant l'ouverture d'un orifice naturel." © Hachette Multimédia / Hachette Livre, 1999

Où est la pensée dans tout ça ? Dans le contrôle des muscles par le cerveau durant le sommeil ?
C'est une question intéressante car lorsqu'un humain est jeune, il se pisse dessus, lorsqu'il apprend à vivre en société il ne le fait plus, et à la fin de sa vie, il a de nouveau ce non-contrôle… Et vous ne voulez pas qu'on parle de biologie/mécanique… Dommage…

Alors je dirais que le bébé n'a rien à faire de se contrôler, au contraire, pisser fait du bien (le plaisir assure sa survie). Pour l'adulte, il se retient parce que pisser au lit n'est pas dans la norme de notre société, n'est pas hygiénique, etc… Tout un tas de valeurs qui font qu'il se retient (car enfreindre ces valeurs n'assurerait pas sa survie), et c'est la douleur du liquide qui s'accumule, qui réveille l'humain adulte. (Les valeurs ont changé entre celle du bébé et celle de l'adulte car son cerveau prend en compte plus de paramètres). Quant à l'humain usé par la vie… Je vois plusieurs raisons : S'il le fait exprès, le fait de le faire engendre qu'on s'occupe de le nettoyer, et la relation avec le nettoyeur(se) assure mieux sa survie que d'être tout seul dans son coin en n'attirant pas l'attention. Il y a aussi la possibilité de "vengeance" sur le monde extérieur (et les raisons d'une vengeance pou une personne agée sont multiples : enfants qui ne sont pas devenus ce qu'on rêvait qu'ils deviennent, jusqu'à "monde de tarés qui n'a jamais voulu m'écouter", etc…) S'il ne le fait pas exprès… Sans que ce soit purement biologique/mécanique… Peut-être que son cerveau ne dit plus "réveille toi !" lorsque la vessie est pleine parce qu'elle ne génère plus une douleur à cause de muscles défaillants… Ha mais zut, c'est vrai que le bio/mécanique, les muscles qui ne sont plus de toute jeunesse, je n'ai pas le droit de l'utiliser en Joker…

Bon, restons sérieux.
Si je dis "Alzheimer", il est évident que c'est un problème du cerveau qui n'assure pas notre survie, mais ce n'est toujours pas une question d' "organisation de la pensée", donc toujours pas un problème de survisme… J'ai parlé d'arriver à gérer notre impuissance face à certains faits, (dans votre précédente question plus bas), j'espère que vous verrez que là aussi, malgré notre volonté, malgré notre cerveau en pleine forme, si le corps n'a plus 20 ans, c'est frustrant, mais… On n'y peut rien (à moins de prendre des pilules qui font rajeunir, mais là, on rejoint vos vendeurs de Perlimpimpin ! Et je n'en suis pas. La réalité est dure, mais c'est mieux de la connaître pleinement.) Toujours un problème de "menace sur notre ego". Mais est-il vraiment menacé par l'acceptation de l'humilité ?

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