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20/04/2006

Teebo : Bonjour, désolé de déplacer le débat loin de la psychologie dans un premier temps pour le ramener à quelque chose de plus binaire et sémantique. En l'occurrence revenons à la définition à infirmer : je fais ce qui assure ma survie, je ne fais pas ce qui n'assure pas ma survie. Si il me parait difficile de contredire la première partie de cette définition (quoique je juge notamment les exemples des "paralysés de terreur" intéressant dans le domaine), la deuxième me parait en revanche mal formulée. Je m'explique, "je ne fais pas ce qui n'assure pas ma survie". Pourtant, je viens de laisser tomber mon stylo. Je l'ai fait (certes il s'agit d'une erreur), et cela n'assure en rien ma survie (il est vrai que cela ne la remet pas en cause non plus, mais la proposition n'est pas "je ne fais pas ce qui remet en cause ma survie"). De manière plus générale il me semble que cette "loi" laisse peu de place à l'erreur. Je ne suis toujours pas convaincu par l'exemple de l'enfant sur les rails du train.
Amicalement. Teebo.

Un certain nombre de lecteurs du site internet se posent cette même question quant à toutes ces choses que nous faisons alors que ça n'assure pas notre survie.

Il faut bien voir que cette alternative " survie/pas survie " n'est pas un résultat OBLIGATOIRE face à la réalité des éléments, mais la façon OBLIGATOIRE dont nous organisons notre pensée.

Vous l'avez dit vous-même dans votre exemple, une " erreur " (en l'occurrence un manque de concentration ou un mauvais envoie d'informations par notre cerveau aux muscles qui tenaient le stylo) a fait que notre action n'était pas maîtrisée, n'assurait pas notre survie (terme " abusif " quand il s'agit d'un stylo, mais vous avez compris l'état d'esprit).
Pour un problème de math, on peut ne pas avoir la solution (et ça n'assure pas notre survie si un résultat d'examen en dépend.) Mais dans notre cerveau, si il manque une théorie (on ne s'en souvient plus), ou si on n'est pas en forme (manque de sommeil ou autre), ou etc… le raisonnement dans notre cerveau sera : Il y a un problème de math, j'utilise mon savoir et mes capacités de réflexion pour arriver à solutionner le problème, parce que ça assure ma survie (sauf si on n'a pas envie de faire d'efforts et qu'on s'en fout ! ;o) Mais le résultat de l'utilisation de mes ressources n'est absolument pas fonction de l'envie de trouver le résultat.

Le moteur de l'action n'est pas le résultat de l'action. Le survisme décrit le moteur d'analyse, rien d'autre.

C'est pour ça que le survisme ne pense pas à votre place.

Métaphore : le moteur d'une voiture, l'essence, les roues, un permis de conduire, sont " nos valeurs ". Le conducteur qui tient le volant, c'est notre cerveau avec la survie. En aucun cas lorsqu'on prend le volant, il n'y a de garantie de ne pas se tromper.

Le survisme laisse donc la place à toutes les erreurs possibles.

Et pour répondre à votre question, je n'ai pas trouvé mieux comme formulation. Auriez-vous une piste ?

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