Comprendre le terrorisme.
(attention, "comprendre" ne veut pas dire "accepter" ou "pardonner"
Vous êtes sur un site d'information sur la psychologie humaine,
Il s'agit ici d'expliquer les données présentes dans le cerveau des terroristes.
Rien de plus)

 

 

Combien de personnes restent incrédules, abasourdies devant des actions terroristes ?

Nous le sommes plus ou moins tous.

Alors comment comprendre ces actes ?

L'un des principaux facteur pour "permettre à un humain de détruire un autre humain" est
la perte du statut "d'égalité" entre les humains.
Ainsi, pour les nazis, les personnes de confession juive ont été présentés comme des rats (propagande filmée et diffusée par Goebbels).
Un rat n'est pas un humain, donc l'éliminer ne pose aucun problème de conscience.
Pour les extrémistes religieux, un "infidèle" a toujours et de tous temps été considéré comme "un sous être". Alors, tuer un sous être n'est pas un problème.

L'une des données dominante présente est donc une absence ou un amoindrissement de la valeur de la personne à éliminer. L'humain est un ensemble de valeurs, mais si on enlève ces valeurs à "l'autre", l'humain devient un vulgaire "sac de viande".

Un autre facteur, est évidemment lié à la survie :
tuer l'ennemi qui nous menace
(recherche de la légitimité d'auto-défense).

Comment tuer l'ennemi ? Avec des mots ?
Non, les mots ne suffisent pas (ne suffisent plus).
Et c'est cette frustration de ne pas "pouvoir changer les choses avec la parole", qui motive le passage à l'acte d'une façon physique. (que cette violence soit familiale ou à grande échelle).

Il faut noter que la personne qui prêche à la foule est rarement celle qui prend le fusil. Elle peut l'avoir été, mais lorsqu'elle obtient le pouvoir de la parole et de convaincre d'autres personnes, généralement la violence physique ne lui est plus utile personnellement. Evidemment, on a déjà vu de rares cas de dictateurs se livrer eux même à des exécutions, mais intervient alors d'autres informations comme "Etre sûr que le travail est bien fait", ou "un besoin d'excitation non atteignable derrière un bureau", etc.

L'un des problèmes pour comprendre un terroriste,
est de "se mettre à sa place"
pour comprendre la pression qu'il a dans sa tête. Le principe même de " se mettre à la place d'un terroriste " est une démarche qui n'est pas évidente vu le résultat (l'action d'un terroriste). Mais les émotions ne doivent pas empêcher de raisonner.

Encore une fois : Comprendre n'est pas accepter ou pardonner. Il s'agit ici d'expliquer les données présentes dans le cerveau des terroristes.

Lors d'attentat aveugles, on se demande toujours " mais pourquoi tuer des innocents " ?
L'information "innocent" est présente du côté victime (sauf lors de traumatismes lorsque l'individu ne comprend pas pourquoi ça lui arrive "à lui" et qu'il ne peut accepter l'information "hasard", il s'invente alors une "responsabilité" pour recréer des suites logiques de causes et d'effets).


Mais l'information "victimes innocentes" a une valeur très très réduite dans le cerveau du terroriste, car pour lui, "ne pas agir" est un choix délibéré, ne pas "l'aider à aller mieux" ou ne pas lui obéir est un crime. Il n'y a donc pas pour lui de victimes "non responsable". Et un responsable, on peut l'éliminer car tout crime doit être puni sévèrement. c'est cela pour lui la "justice".

Cette vision peut être qualifiée d'extrêmement réduite car elle ne prend pas en compte la chaîne de causes et d'effets qui ne s'arrêtera pas avec la violence qu'il utilise, au contraire, cela nourrira d'autres injustices.

 

Voir éventuellement "limite des croyances" ainsi que "mécanismes du suicide" et "les sentiments"