Comment naîssent les violences ?

 

 

Qu'est-ce que le bonheur et sa quête vu par l'approche de psychologie du survisme ?

Lorsqu'on étudie la "carte des sentiments" on voit que la violence est le stade suivant la haine. Et ces sentiments sont des traductions de "survie très grandement menacée".

Mais cette violence peut prendre plusieurs formes :

  • violence physique

  • violence mentale.

Attention, lorsque ici on parle de violence physique, on ne parle pas des situations de violences physiques que l'on rencontre dans le sport, même si parfois cette violence « contrôlée », au sein d'un jeu, peut se nourrir d'un sentiment de haine de l'adversaire, de l'envie de le démolir, de l'humilier.

Par définition, les violences naissent de la frustration lorsque notre survie nous semble gravement menacée, et que notre parole n'arrive pas à communiquer notre malaise, et à changer la situation.

Ainsi la violence est une forme d'infériorité mentale momentanée.
Mais généralement, elle n'est pas vue comme une infériorité, plutôt à l'inverse comme un outil de domination. Et ce sentiment de « puissance » bien relatif est ancré dans notre culture. Exemple : Super Man est un « sur-homme », parce qu'il est intelligent, malin, mais à la fin, il gagne parce qu'il frappe plus fort. La pensée impuissante est obligée de s'imposer par la violence physique.

La violence physique est souvent utilisée par des personnes physiquement fortes : c'est une solution de facilité, d'économie d'énergie. Il est plus facile à quelqu'un qui fait deux mètres de haut, d'envoyer une baffe à son contradicteur, que d'utiliser son cerveau pour le convaincre. Mais évidemment « souvent » ne veut pas dire obligatoirement. Un petit enfant peut mettre des coups de pieds dans les mollets d'un adulte si sa frustration est très grande. Idem pour des personnes fluettes dans des situations d'écrasement.

La violence mentale prend la forme d'insultes, de paroles rabaissantes, d'une voix forte qui tente d'écraser les autres voix. Mais il est plus difficile de définir où commence l'insulte, le non-respect. Idem pour les paroles rabaissantes et les manipulations qui peuvent amener à faire que l'autre s'autodétruise. Le silence, peut également être qualifié d'une « forme de violence » lorsqu'il y a refus de transmettre des impressions, des raisonnements.

Mais toutes ces violences ne proviennent que d'une chose : un sentiment de survie non-assuré et non exprimé posément (vocabulaire manquant, raisonnement pas bien abouti, difficultés d'expression, manque de connaissance dans la situation vécue, manque de confiance en soi, etc) qui engendre de la frustration.

Survie non assurée + Frustration / impuissance = violence


Alors la prochainement fois que vous serez face à une « violence », voyez-y l'expression d'une infériorité mentale momentanée, l'expression d'une personne qui souffre et à qui il faut apporter son aide (en lui demandant sa source de frustration, en analysant avec elle les éléments présents dans la situation, en déterminant les différentes valeurs dominantes (celles de la personne violente, celles des autres personnes) et en essayant de voir la part de « fantasme » et de « réalité ». )
Exemple : vouloir tout contrôler de la vie des autres et s'énerver si on n'a pas ce contrôle, est généralement un problème de lâché prise, l'envie d'être le dieu Atlas soutenant le monde (ainsi on a l'impression d'assurer notre survie), mais c'est parce qu'on n'arrive pas à mettre une limite entre « soi » et « les autres ». Etc.
C'est également parfois la manière maladroite d'exprimer un danger de mort réel auquel la personne violentée a échappé de peu. Quoi qu'il en soit, dédramatiser l'instant de discussion est un prémisse à toute mise en perspective.

 

 

Voir également les "mécanismes du suicide" pour tenter d'éviter certaines situations.