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La rechute.

Elle arrive très souvent, mais toutes les rechutes dont j'ai pu avoir connaissance étaient liées à la démarche du soignant.

Il est en effet totalement aberrant de voir certains psy tenir un discours qui n'aide pas le patient à comprendre, un discours comme celui-ci.

Les cliniques, elles, ont toutes une urgence : faire s'alimenter correctement le patient. Mais toutes les cliniques n'ont pas le soucis et le temps de remettre pièce par pièce les morceaux du puzzle de chaque patient à sa bonne place, de vérifier encore que tout est bien à sa place, ni d'attendre que le patient casse son réflexe de culpabilité.

C'est un problème de manque d'argent (nombre de médecins) mais également un problème de méthode pour certains. Heureusement, pas tous.

Quoi qu'il en soit, je ne connais pas de cas de rechute lorsque le patient a compris la réalité du traumatisme puis cassé le réflexe de culpabilité.

Antidépresseur ?

L'un des éléments important à ne jamais oublier, c'est qu'un comportement alimentaire troublé (mauvais apport en vitamines multiples, en sucres lents, en graisses, en "équilibre") ainsi qu'un sommeil troublé, ne permet pas au cerveau de fonctionner bien, et l'un des problèmes qui se pose quand on ne mange pas comme il faudrait, et/ou ne dort pas comme il faudrait, est que le cerveau sombre souvent dans la dépression.

Une autre conséquence d'une mauvaise alimentation et d'un mauvais sommeil est aussi le "moral en dents de scie", avec des phases d'euphorie qui suivent des périodes sombres, puis de nouveau l'euphorie, puis le noir complet, puis… etc.

Lorsque manger équilibré et suffisamment (ni trop ni pas assez, suivant les conseils d'un docteur ou d'un nutritionniste) et dormir suffisamment, ne vous permet de retrouver un équilibre du moral, il est important de consulter un psychiatre, ou un médecin afin qu'il vous prescrive des drogues qui rééquilibreront par "petites touches" votre chimie interne.

(Ce qui suit n'est qu'un avis personnel : ces drogues sont très efficaces à court terme et donc très utiles à court terme, mais il ne faut pas rester dans cette situation de dépendance aux médicaments, car ces drogues peuvent à la longue, modifier durablement la chimie du cerveau).

Il faut noter aussi que si la rechute est vécue comme une sorte de "soulagement", une sorte de "retour à la normale", c'est qu'il y a un problème de "normalité", et c'est bien signe que le sentiment de culpabilité est toujours là, que la "source" du trauma n'a pas été correctement identifiée et analysée par la victime. Dans ce cas, courage ! N'abandonnez pas ! Tous les chemins parcourus ne sont pas parcourus pour rien. Quand on connaît un cul-de-sac, on essaye les autres routes ! Ce n'est finalement pas un problème.

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Si vous voulez voir des témoignages, voici le lien avec une très bonne association (il y en a plusieurs sur le net) qui est faite par une personne anciennement anorexique : www.anorcri.com

Pour connaître les différences entre "Psys".